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Chers amis,

On le sait depuis des années : cet ingrédient est mauvais pour la santé [1].

  • Il fait augmenter notre tour de taille;
  • Il fait grimper en flèche le taux de triglycérides et de « mauvais » cholestérol [2];
  • Il favorise l’hypertension [3] et augmente le risque de maladies cardiovasculaires [4];
  • Dans l’intestin, il attaque notre flore bactérienne et affaiblit nos défenses immunitaires ;
  • Il jouerait aussi un rôle dans l’apparition de maladies dégénératives comme la maladie de Parkinson [5] et la maladie d’Alzheimer [6];
  • Et des études scientifiques disent même qu’il favoriserait le développement de certains cancers [7].

Et je ne parle pas des dégâts qu’il fait sur nos dents, nos gencives… ou l’influence qu’il a sur le risque de diabète.

Pour toutes ces raisons, je suis prête à parier qu’on a tous déjà essayé de s’en passer.

Au moins 1 fois.

Mais souvent, pour être honnête, on ne tient pas très longtemps…

Au bout de quelques jours, parfois moins, on finit par « craquer ».

On est tous pareil face au sucre, l’ennemi N°1 de votre santé.

Mais, laissez-moi vous dire une chose.

Si vous n’arrivez pas à vous passer de sucre, ça n’est PAS un manque de volonté.

Ça n’est pas de votre faute.

Vous n’y êtes pour rien, absolument RIEN.

C’est juste que derrière son apparente douceur, le sucre exerce un très puissant pouvoir d’attraction.

C’est comme une « drogue » qui prend le contrôle de notre cerveau

A chaque fois qu’on mange quelque chose de sucré, notre cerveau est inondé d’une substance chimique qu’on appelle la dopamine.

Elle est libérée par les neurones lorsque les récepteurs du goût sucré qui sont sur notre langue sont activés.

Et quand c’est le cas… BOUM : c’est une explosion de bien-être et de plénitude à l’intérieur de notre cerveau.

Ça n’est d’ailleurs pas par hasard qu’on appelle la dopamine « le neurotransmetteur du bonheur ».

Quand elle est libérée, on se sent bien.

Et on a qu’une envie, c’est recommencer.

Pour ressentir à nouveau cette sensation de bien-être.

Car le gros problème de la dopamine, c’est qu’on n’en a JAMAIS assez.

Dans une étude menée par une petite équipe de chercheurs du Département de Neurosciences de l’Université de Genève, les scientifiques ont équipé des souris d’un petit levier qui leur permettait d’activer instantanément la sécrétion de dopamine dans leur cerveau [8].

Et ils ont observé.

Les souris ont commencé à activer le levier, encore… et encore… et encore.

Elles étaient devenues tellement accros à la sensation de bien-être induite par la dopamine qu’elles en ont même oublié de manger et de boire… au point que les chercheurs ont dû interrompre l’expérience pour éviter que ça tourne mal.

C’est dire à quel point l’attirance des animaux, y compris des humains, pour la dopamine est puissante.

Et quand on sait que le sucre est un des moyens les plus facile d’activer ce système de libération de la dopamine dans le cerveau, alors on comprend pourquoi on a autant de mal à s’en passer

Même si c’est mauvais pour la santé.

Accro au sucre ? C’est la faute de Néandertal !  

Certains nutritionnistes ont tendance à dire que l’addiction au sucre est un « mal du siècle ».

Renforcé par l’augmentation de la consommation d’aliments ultra-transformés dans lesquels les industriels ajoutent du sucre.

Ça n’est pas faux bien sûr.

Comme on mange de plus en plus de biscuits, de plats préparés, de sodas, de féculents qui contiennent du sucre, on entretient l’habitude de notre cerveau à en consommer et on devient de plus en plus accro.

Mais l’origine de notre addiction remonte à bien plus longtemps.

Il faut revenir à l’âge de pierre.

A l’époque, nos ancêtres se nourrissent de ce qu’ils chassent et de ce qu’ils cueillent.

Et pour eux, un aliment sucré, c’est surtout la garantie qu’il ne soit pas dangereux.

Car aucun aliment n’est à la fois sucré et vénéneux ! 

Notre cerveau a donc, depuis des milliers d’années, associé le goût sucré à quelque chose de sûr, et de positif.

C’était une question de survie !

Et au fil des siècles, nous avons gardé et amplifié cette vilaine habitude.

Oui mais voilà.

Si notre corps possède un système de régulation du sucre redoutablement efficace, il n’est pas fait pour en recevoir autant qu’on lui en donne aujourd’hui.

Ce qu’il se passe dans notre ventre quand on mange du sucre

Quand on avale du sucre, peu importe sa forme :

  • que ce soit du fructose qu’on trouve dans les fruits,
  • ou du miel,
  • ou du sucre blanc qu’on ajoute dans son café,
  • ou des sucres « ajoutés » dans les produits transformés,
  • ou de l’amidon qu’on trouve dans les produits à base de farine de blé comme le pain ou les pâtes.

Dans tous les cas, le processus est le même :

Le sucre est découpé en petites molécules de glucose, fructose et galactose dans l’intestin grêle par 2 enzymes particulières : l’α-amylase et l’α-glucosidase.

Ces « petits molécules de sucre » passent ensuite dans le sang.

Et sont distribuées par la circulation sanguine à tous les endroits du corps qui ont besoin d’elles pour produire de l’énergie.

A ce moment-là, le taux de glucose dans le sang, qu’on appelle la glycémie, augmente brutalement.

Du coup, après chaque repas, ça fait un « pic », qui monte… puis redescend… puis remonte au repas suivant, et redescend.

Dans une journée, on en a normalement 3 : un au petit-déjeuner, un au déjeuner et un au dîner.

Ce qui fait que notre courbe de glycémie devrait ressembler à peu près à ça :

Mais le problème, c’est que ça ne se passe pas vraiment comme ça.

En réalité à chaque fois qu’on « grignote » ou qu’on mange quelque chose de sucré, c’est un nouveau pic :

  • Le petit déjeuner > 1 pic
  • Le café de 10h avec 1 sucre > 1 pic
  • Le repas du midi > 1 pic
  • Le dessert > 1 pic
  • Le biscuit grignoté dans l’après-midi > 1 pic
  • Une bière en fin de journée > 1 pic
  • Le dîner > 1 pic

Résultat : très rapidement, notre courbe de glycémie ressemble plutôt… à ça : des montagnes russes de pics de glucose.

Même si on ne le sent pas.

Même si notre système de régulation de la glycémie fonctionne bien.

Même si on n’est pas diabétique.

Notre corps fait constamment le « yoyo ».

Et on sait que ces fortes augmentations répétées ont un impact sur toute notre santé [9] :

  • elles sont à la base de notre humeur,
  • notre sommeil,
  • notre poids,
  • notre peau,
  • notre énergie,
  • notre système immunitaire,
  • elles favorisent l’inflammation,
  • le risque de maladie cardiaque
  • et évidemment, le développement du diabète en sourdine.

Et au contraire, si on arrive à réduire la taille et la fréquence de nos pics de glucose et à lisser notre courbe de glycémie, ça pourrait complètement transformer notre santé.

Avez-vous déjà essayé : avez-vous observé des premiers résultats ? Racontez moi ici>> 

Portez -vous bien !

Anne Morin

* * * * *

Sources et références : 

[1] https://www.lanutrition.fr/dr-robert-lustig-le-sucre-est-une-substance-inutile-et-toxique

[2] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20407058/

[3] https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/697688/hypertension-sucre-plus-dangereux-sel-british-medical-journal

[4] https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/20407058/

[5] https://uclouvain.be/fr/chercher/actualites/une-equipe-uclouvain-decouvre-un-lien-entre-le-metabolisme-du-sucre-et-la-maladie-de-parkinson.html

[6] https://presse.inserm.fr/alzheimer-les-collations-sucrees-feraient-mauvais-menage-avec-les-predispositions-genetiques/39879

[7] https://www.fondation-arc.org/actualites/2021/risque-de-cancers-letau-se-resserre-sur-la-consommation-de-sucre

[8] Pascoli, Vincent; Terrier, Jean; Hiver, Agnès; Lüscher, Christian (2015). Sufficiency of Mesolimbic Dopamine Neuron Stimulation for the Progression to Addiction. Neuron, 88(5), 1054–1066. doi:10.1016/j.neuron.2015.10.017

[9] Jessie Inchauspé, Faites votre glucose révolution

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